L’ancien procureur de la République de Tunis a été condamné, mardi 22 septembre 2026, dans une nouvelle affaire de falsification. Une peine qui s’ajoute aux 29 ans déjà prononcés dans le dossier Belaïd.
Nouvelle condamnation pour Béchir Akremi. L’ancien procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis a été condamné à quinze ans de prison, tard dans la soirée du mardi 22 septembre 2026, par la quatrième chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.
Il était poursuivi pour falsification, ainsi que pour détention et usage de documents falsifiés. Ce verdict vient s’ajouter à d’autres décisions rendues contre lui dans des dossiers distincts.
En juillet dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis avait déjà alourdi sa peine globale, la faisant passer de 23 à 29 ans de prison, dans deux affaires connexes au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd.
Il convient de préciser que ces affaires ne concernaient pas l’assassinat en lui-même, mais la manière dont le dossier a été traité sur le plan judiciaire. Béchir Akremi avait notamment été condamné pour des manquements procéduraux : avoir volontairement omis de faire arrêter un suspect, lui permettant ainsi d’échapper à la justice, avoir dissimulé la vérité en usant des prérogatives de sa fonction, et s’être livré à des faits de falsification.
Le 4 mars 2026, il avait écopé en première instance de 23 ans de prison au total dans ces deux affaires. La peine avait été portée à 29 ans en appel, le 13 juillet.