Le rapport de la Banque mondiale souligne que l’amélioration des précipitations et la hausse du niveau des barrages enregistrées l’année dernière ont apporté un répit à court terme, sans pour autant modifier les défis hydriques structurels auxquels la Tunisie reste confrontée.
Pour traduire le Plan Eau 2050 en résultats durables, le gouvernement prévoit des investissements d’environ 900 millions de dollars par an jusqu’au milieu du siècle. Toutefois, ces financements dans les infrastructures devront être accompagnés de réformes visant à renforcer la gouvernance de l’eau, améliorer la viabilité financière du secteur et accroître la performance des opérateurs de services.
Parmi les mesures jugées prioritaires figurent la modernisation du Code des eaux, la mise en place d’un cadre réglementaire pour la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration du recouvrement des coûts et la protection des ménages vulnérables.
La Banque mondiale recommande également de réduire les pertes dans les réseaux, d’accélérer la digitalisation des services et de renforcer la gestion de l’irrigation. Ces réformes sont considérées comme essentielles pour garantir la sécurité hydrique et préserver les perspectives économiques de la Tunisie.