Selon les chiffres de l’APII relatifs au premier semestre 2026, le volume global des investissements déclarés dans les activités de services a atteint à 523,4 millions de dinars (MDT), marquant une légère progression de 3,3 % en rythme annuel.
Néanmoins, cette hausse en termes de volume s’est accompagnée d’un net recul du nombre de projets déclarés, qui s’est établi à 3 754, contre 5 134 un an auparavant. Cela explique la baisse des emplois prévus de 19,1 % à 12 131 postes. Cette contraction quantitative du nombre d’initiatives témoigne d’un recentrage vers des projets plus capitalistiques.
Sur le plan des régimes et de l’orientation des marchés, les activités de services totalement exportatrices ont affiché un montant de 47 MDT à travers 481 projets, permettant la création de 1 739 emplois. De leur côté, les services orientés vers le marché local continuent de concentrer l’essentiel de l’activité, bien qu’ils aient enregistré un repli quantitatif avec 3 273 projets, 476,5 MDT d’investissements et 10 392 emplois déclarés.
Quant à la répartition par nationalité, les promoteurs tunisiens dominent largement le paysage, représentant 88 % des investissements déclarés, suivis par les investissements étrangers (7 %) et les projets mixtes (5 %).
L’analyse de l’investissement à participation étrangère dans les services met en lumière une évolution notable de la valeur des projets, avec un bond de 59,4 % à 65,5 MDT. Et ce, en dépit d’une diminution du nombre total de ces projets (457 contre 556) et des emplois associés (2 245 postes).
Par ailleurs, les services connexes à l’industrie ont totalisé 1 990 projets pour un volume d’investissement de 95,5 MDT, générant 4 956 emplois.
Sans surprise, la répartition géographique des investissements de services fait ressortir de fortes disparités régionales. Des pôles majeurs comme Tunis (100,6 MDT) et Ariana (53,4 MDT), ont concentré des parts prépondérantes des flux financiers. A l’autre du bout du spectre, d’autres gouvernorats enregistrent de faibles dynamiques, comme Tozeur et Kairouan (2,9 MDT), illustrant les défis permanents de l’équité territoriale dans l’implantation des activités tertiaires.