La Tunisie n’a jamais assisté à une telle situation, même pendant la pandémie de Covid-19. À l’époque, la crise était mieux gérée. Aujourd’hui, tous les Tunisiens sont concernés, abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs voix s’élèvent pour le dire, qu’il s’agisse d’experts ou d’universitaires.
Des files d’attente interminables et des rayons vides : on n’en entendait parler que dans les théories économiques, et certains pays d’Europe de l’Est ont déjà connu cette situation par le passé…
Ridha Chkoundali, dans un post sur Facebook, dénonce les files d’attente interminables et les rayons vides qui se multiplient en Tunisie de 2026, une situation qu’il n’avait pas connue depuis les années 1960. Il raconte avoir patienté deux heures pour acheter deux bouteilles d’eau, avec encore une heure d’attente prévue pour les remplir.
Il pointe du doigt un gouvernement lent et une administration pléthorique qui assistent, impassibles, à la dégradation des conditions sociales jour après jour. Il évoque également les coupures répétées d’électricité et d’eau — jusqu’à quatre fois par jour et la misère dans laquelle vivent les citoyens, privés même de sommeil.
Il compare la Tunisie à l’Égypte qui, malgré ses 113 millions d’habitants et des finances publiques épuisées, n’en est pas arrivée à une telle situation. Il interpelle donc le gouvernement : avec moins de 12 millions d’habitants et des problèmes dont le diagnostic et les solutions font l’unanimité parmi les experts, qu’attendez-vous pour agir ?