L’expert en économie Ridha Chkoundali a dressé un diagnostic de la situation actuelle qui ne peut se limiter aux indicateurs économiques et aux données techniques.
Selon lui, l’économie politique constitue une dimension essentielle pour comprendre les difficultés du pays et identifier les conditions de sa relance.
Il a estimé que la Tunisie a besoin de rassembler toutes ses forces, à l’intérieur comme à l’étranger, sans exclure aucune sensibilité politique ou idéologique. Tout en déclarant: “Rassembler plutôt qu’exclure”. Le pays doit pouvoir compter sur les compétences de la gauche comme de la droite, des islamistes comme des laïcs, ainsi que sur l’ensemble de ses forces vives.
Ridha Chkoundali a, par ailleurs, mis en garde contre la transformation du conflit politique en une lutte visant à éliminer certains courants ou adversaires. Il a rappelé que l’État ne peut être construit selon une logique d’exclusion, de vainqueur et de vaincu, mais plutôt à travers la réconciliation nationale, le dialogue et des institutions capables d’intégrer toutes les composantes de la société.
Ridha Chkoundali a également insisté sur la nécessité de garantir les mêmes droits et les mêmes devoirs à tous les citoyens, dans le respect de la loi et de la Constitution. Il précise entre autres: “Les infractions doivent être traitées par une justice indépendante et impartiale, et non par les campagnes de diffamation, les accusations de trahison ou les règlements de comptes politiques.”
Enfin, il a affirmé que la justice indépendante et la stabilité institutionnelle sont indispensables non seulement à la protection des libertés, mais aussi à l’amélioration du climat des affaires. Pour attirer les investisseurs, la Tunisie doit offrir un cadre fondé sur l’État de droit, la sécurité juridique et l’égalité devant la loi.
Pour Ridha Chkoundali, la Tunisie ne pourra construire une économie forte, un État juste et une société cohésive qu’en choisissant le rassemblement, l’inclusion et la confiance plutôt que l’exclusion et la confrontation.