Au cours de la journée du jeudi 9 juillet 2026, la députée Fatma Mseddi a déposé une proposition de loi composée de six articles, présentée comme visant à protéger la sécurité et la souveraineté nationales, ainsi que le régime républicain. Tout en empêchant l’utilisation des partis politiques et des associations comme couvertures pour des organisations terroristes.
L’article 2 du texte propose de qualifier le parti Ennahdha de « continuité politique et organisationnelle » de l’organisation internationale des Frères musulmans en Tunisie et de le classer comme « organisation terroriste ». La proposition de Fatma Mseddi prévoit également l’application de ces mesures à toute association ou structure dont le lien organisationnel, financier ou fonctionnel avec Ennahdha ou les Frères musulmans serait établi.
Le texte prévoit notamment la dissolution immédiate des organisations concernées, la perte du statut représentatif et parlementaire des dirigeants dont l’appartenance serait reconnue, ainsi que l’interdiction, pour les personnes visées, de se présenter aux élections ou d’exercer des fonctions publiques pendant une période de dix ans.
Cette initiative ne constitue toutefois pas une première pour Fatma Mseddi. La députée avait déjà porté cette revendication dans le débat public en 2023, dans le prolongement de ses positions sur le dossier des réseaux d’envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit. Avant elle, plusieurs figures de l’opposition avaient également appelé à des mesures contre Ennahdha, notamment après les assassinats politiques de 2013 et les débats liés au terrorisme et aux réseaux jihadistes.