Le site Nira Data, une organisation indépendante spécialisée dans le suivi de l’opinion publique internationale, a publié les résultats d’un récent sondage portant sur 44 667 répondants dans 85 pays, inclus dans ce que l’on appelle la base de données Global Country Perceptions (indice de réputation internationale). La Suisse arrive en tête au niveau mondial. La Tunisie se classe première en Afrique et 24e au niveau mondial. À titre de comparaison, la France est 39e, le Royaume-Uni 45e, l’Égypte 56e, la Turquie 65e et les États-Unis 128e.

Il part du constat de l’image culturelle et touristique. Tout en soulignant: .La Tunisie possède un patrimoine civilisationnel et historique riche, comme Carthage et l’héritage d’Ibn Khaldun, et elle est aussi une destination touristique de renommée mondiale ; cela lui a conféré un important capital d’empathie et d’intérêt à l’échelle internationale.”
Tout comme il met l’accent sur le critère de la paix, qui demeure, un critère important. Il précise dans ce contexte: “On a tendance à voir les pays qui se tiennent à l’écart des conflits militaires et des tensions géopolitiques majeures comme des pays amicaux et neutres. Cela renforce l’appréciation positive nette auprès des populations”
En outre, Sami Jallouli rappelle le critère de l’interaction populaire et numérique. “À l’ère d’Internet, l’ouverture culturelle et la communication digitale jouent un rôle vital. Comme l’enquête ciblait des utilisateurs d’Internet adultes, la présence numérique positive des Tunisien·ne·s a contribué à renforcer cette belle image”, poursuit-il.
Et enfin l’absence de confrontations directes. A cet effet, il estime que contrairement à des grandes puissances engagées dans des tensions politiques intenses, la Tunisie, de par sa position de pays qui ne s’affirme pas comme un acteur dans des conflits majeurs, bénéficie d’un statut de pays peu source de controverses négatives.
La question qui s’impose: qu’est ce que cela signifie? A cette interrogation, Sami Jallouli revient sur le fait que la Tunisie occupe la première place en Afrique et la 24e au niveau mondial reflète une excellente réputation internationale.
Selon lui, cette perception positive constitue un capital symbolique pouvant être exploité pour renforcer le secteur touristique, attirer des investissements et encourager des partenariats éducatifs et culturels.
Et de conclure: “Nous pouvons diverger dans nos évaluations de la situation intérieure, mais nous sommes tous d’accord sur la valeur et la place de la Tunisie ; c’est pourquoi célébrer et diffuser toute image positive de notre pays me paraît un devoir national qui renforce notre rayonnement à l’étranger”.