Le Groupe d’action financière (GAFI), qui lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a annoncé, vendredi 19 juin, avoir retiré l’Algérie et la Namibie de sa « liste grise » de pays sous surveillance étroite, mais y a ajouté l’Irak et la Bosnie-Herzégovine.
La présidente mexicaine du groupe, Elisa de Anda Madrazo, s’est félicitée, dans un communiqué, des « progrès » accomplis par l’Algérie « en matière de surveillance fondée sur les risques, de transparence concernant les bénéficiaires effectifs et de sanctions financières ciblées ».
Trois pays figurent toujours sur la « liste noire » du groupe, qui recense les «pays à haut risque faisant l’objet d’un appel à l’action» : l’Iran, la Corée du Nord et la Birmanie. Concernant ces derniers pays, le GAFI les a appelés à prendre « les mesures appropriées en matière de fraude et d’escroquerie en ligne, qui restent répandues et présentent des risques importants de financement illicite », a déclaré Elisa de Anda Madrazo, dans un communiqué, selon l’AFP.
En ce qui concerne l’Irak, le Groupe d’action financière a déclaré que « des mesures sont nécessaires pour faire face aux risques liés aux espèces, intensifier les enquêtes sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et améliorer l’utilisation des informations financières ».
Mais De Anda Madrazo a confirmé avoir « reçu cette semaine des signaux politiques forts » de l’Irak ainsi que de la Bosnie-Herzégovine, indiquant qu’ils sont déterminés à apporter les changements nécessaires.