Il aura suffi de quelques lettres pour clouer sept voyageurs au sol. Ce mercredi 3 juin 2026, à l’aéroport de Nice, rapporte le quotidien Nice Matin, « un groupe d’amis en route vers Rome s’est vu refuser l’embarquement à la suite d’une étonnante confusion géographique : des passagers mauriciens ont été pris pour des ressortissants mauritaniens. Résultat, leur avion a décollé sans eux ». Cet épisode rappelle un événement presque similaire qui est arrivé à deux touristes américaines qui voulaient se rendre à Tunis – “to (t… nis)“ – mais qui, par une malheureuse interprétation, se retrouvèrent à Nice – pour “to… nice“.
Mais passons et venons-en à notre histoire du jour. Et l’événement est décrit comme “un sketch administratif“. Alors que cinq Mauriciens (ressortissants de l’île Maurice) et deux Français s’apprêtent à embarquer sur un vol EasyJet à destination de la capitale italienne, Rome, rapporte le journal, « une agente d’escale demande aux voyageurs mauriciens de présenter un visa d’entrée pour l’Italie. Problème : les intéressés n’en possèdent aucun, et pour cause, ils n’en ont pas besoin ».
Ils ont beau expliquer, la situation ne s’arrange pas, et même au contraire, elle s’enlise. « Plusieurs responsables sont sollicités et confirment, à tort, que les passagers doivent effectivement présenter un visa. La raison de cette certitude ? Les employés croient avoir affaire à des détenteurs de passeports… mauritaniens », ajoute le journal.
Reconnaissons cependant qu’entre les deux pays il existe des océans et des pays. En effet, l’un, c’est-à-dire l’île Maurice est un paradis tropical de l’océan Indien, alors que la Mauritanie, vaste pays désertique, est située en Afrique de l’Ouest. Autrement dit, aucune confusion entre les deux ne devrait exister et donc être tolérée, étant donné que les deux pays sont séparés par une distance de 9 151 km. « Quelques syllabes de différence seulement, mais des conséquences bien réelles pour les voyageurs, parmi lesquels figuraient principalement des personnes âgées, dont une nonagénaire accompagnée de son assistante », se désolent nos confrères de Nice Matin.
Il faudra finalement l’intervention de la police aux frontières pour dissiper le malentendu et rappeler que les passeports présentés étaient bien mauriciens et non mauritaniens. Une découverte aussi tardive qu’embarrassante : l’avion pour Rome avait déjà fermé ses portes.
« Heureusement, l’histoire se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Les sept vacanciers ont pu être replacés sur un vol suivant à destination de Rome et ont reçu des bons de restauration en guise de compensation ».
Moralité : cette mésaventure rappelle qu’en matière de géographie, mais parfois de langue, quelques lettres ou une prononciation peuvent parfois coûter un embarquement ou un changement de destination.