Une source gouvernementale indique que le ministère égyptien du Pétrole a fourni aux centrales électriques conventionnelles du pays des cargaisons de « gaz et de diesel » d’une valeur de plus de 155 milliards de livres égyptiennes au cours des cinq premiers mois de 2026.
La source a indiqué à Al Business que les importations de carburant destinées aux centrales électriques ont bondi d’environ 24 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre environ 30 milliards de livres sterling; contre 125 milliards de livres sterling pour la même période l’année précédente.
L’augmentation de la valeur des flux de combustible vers les centrales électriques a été attribuée à la dépendance du gouvernement au gaz liquéfié. Et ce, principalement pour répondre aux besoins en électricité, suite à la baisse des flux de gaz israélien vers l’Égypte, en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.
La même source a encore souligné la flambée des prix du gaz liquéfié due aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, qui a fait passer le prix par million d’unités thermiques britanniques d’une moyenne de 12 $ à 22 $. Soit une augmentation de plus de 83 % par rapport aux prix d’avant-guerre.
Par ailleurs, notons que le ministère égyptien de l’Électricité verse en moyenne entre 8 et 12 milliards de livres égyptiennes par mois pour la valeur du gaz et du fioul fournis aux centrales électriques. Tandis que le reste s’accumule sous forme de dette envers le ministère égyptien du Pétrole.
A cet égard, il a expliqué que le ministère de l’Électricité se procure du gaz au prix de 4 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MBTU), pour couvrir le coût de production d’un kilowatt d’électricité conventionnelle.