Le monde retient son souffle, avec l’annonce du réveil de la maladie Ebola en Afrique de l’Est. En effet, la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle flambée d’Ebola particulièrement inquiétante. Le plus grave, c’est que les autorités sanitaires ont souligné, samedi 16 main que la souche « Bundibugyo », responsable de l’épidémie actuelle, ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique. Le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, indique même que ce variant présente « un taux de létalité très important », pouvant atteindre 50 % des personnes infectées.
C’est ce que rapportent plusieurs médias du continent. En tout cas, l’OMS déclare « une urgence internationale pour l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo ».
À ce stade, le ministère de la Santé recense 246 cas suspects et 80 décès. Les analyses réalisées à Kinshasa ont confirmé la présence du virus dans 13 des 20 échantillons testés. Des cas suspects ont également été signalés à Bunia, dans la province de l’Ituri.
L’inquiétude grandit également au-delà des frontières congolaises. Ainsi, Le ministère de la Santé ougandais a annoncé vendredi la mort d’un ressortissant congolais de 59 ans dans un hôpital de Kampala, des suites du virus Ebola. Aucun cas local n’a toutefois été détecté pour le moment en Ouganda, selon des sites européens, qui s’inquiètent eux aussi de la possibilité d’une propagation rapide sur le continent européen.
Face à l’évolution rapide de la situation, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme. « Le nombre de cas et de décès que nous constatons en si peu de temps, combiné à la propagation dans plusieurs zones sanitaires et désormais au-delà de la frontière, est extrêmement préoccupant », a déclaré Trish Newport, responsable du programme d’urgence de l’organisation.
Cette nouvelle épidémie survient moins d’un an après la précédente flambée déclarée en août 2025 dans le centre de la RDC, qui avait causé au moins 34 morts avant d’être maîtrisée en décembre. Le pays reste l’un des plus touchés au monde par Ebola. Entre 2018 et 2020, l’épidémie la plus meurtrière enregistrée en RDC avait provoqué près de 2 300 décès sur environ 3 500 cas recensés.
Depuis cinquante ans, Ebola a causé plus de 15 000 morts à travers l’Afrique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que le taux de létalité du virus a varié entre 25 % et 90 % selon les différentes flambées épidémiques.
Alors, la prudence doit être de mise, même si la maladie demeure cantonnée dans l’Est du continent, mais avec la mobilité des personnes, sa propagation s’avère rapide.