Le choix de la Saison méditerranéenne n’est pas anodin. Il y a trois ans jour pour jour, en 2023, l’annonce en avait été faite par le président de la République française, Emmanuel Macron, à Marseille. Comme on dit, promesse tenue. La fameuse « cité phocéenne » s’ouvre sur le monde, mettant en lumière les richesses de la Méditerranée contemporaine du 15 mai au 31 octobre 2026. À travers cette Saison, l’ambition est de proposer un autre regard sur cet espace partagé, plus proche des réalités humaines. Elle s’articulera autour de cinq axes, pensés comme autant de récits vivants pour mieux comprendre, relier et faire dialoguer les deux rives.
Tout d’abord, l premier axe de la Saison Méditerranée 2026 est celui des utopies spéculatives qui explorent de nouveaux modes de vie face aux urgences climatiques. Et ce, tout en valorisant les solidarités et les pratiques de préservation du vivant dans une Méditerranée particulièrement exposée.
Puis, l deuxième axe s’articule autour des identités plurielles qui mettent en avant les dynamiques d’hybridation culturelle et linguistique. Lesquelles sont révélatrices d’imaginaires inclusifs portés notamment par les jeunes générations.
Ensuite, le troisième axe parle des spiritualités contemporaines qui interrogent la transformation des rites et des héritages; ainsi que leur inscription dans les pratiques quotidiennes et les cultures populaires.
Quant au quatrième axe, il s’agit de l’histoire collective des migrations donnant voix aux mémoires diasporiques et aux trajectoires individuelles. Ce qui contribue à la construction d’un récit commun ancré dans le présent.
Enfin, le dernier axe se veut constructeur des récits et invite à documenter le réel et à le réinventer. Et ce, en mobilisant archives vivantes et formes narratives hybrides pour penser les enjeux globaux à travers le prisme des sociétés civiles.
A cet égard, notons que ce rendez-incontournable est piloté par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture français, en lien avec la Délégation interministérielle à la Méditerranée. Il est mis en œuvre par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar.
Une chose est sûre, un tel événement sera une véritable plateforme d’échanges, mettant en lumière les initiatives portées par les jeunesses et les diasporas. De même qu’il favorise la circulation des idées et des artistes et encourage les coopérations entre sociétés civiles, notamment avec la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et le Liban.
A suivre…