Les États-Unis ont refusé le 12 mai d’approuver la déclaration du Forum international sur les migrations de l’ONU, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une promotion implicite de « l’immigration de remplacement ».
Le département d’État américain a officiellement annoncé son rejet du texte adopté dans le cadre du Forum d’examen des migrations internationales. Washington accuse certaines institutions onusiennes d’encourager des politiques migratoires contraires à la souveraineté nationale.
Dans son communiqué, le département d’État a critiqué les efforts de l’ONU visant à « préconiser et faciliter le remplacement de population aux États-Unis et dans tout l’Occident ». Dans la version originale anglaise, il est question de « replacement migration ». Pour Rubio, il s’agissait d’une grave erreur d’ouvrir les portes à une « migration de masse ». Cela menacerait « la cohésion de nos sociétés et l’avenir de nos peuples ».
Cette position s’inscrit dans un durcissement général du discours occidental sur l’immigration, alors que plusieurs gouvernements européens font eux aussi face à une montée des partis anti-migrants.
Derrière les slogans identitaires se cache également une inquiétude économique : vieillissement démographique, pénurie de main-d’œuvre et pression sur les finances publiques.