Les mesures non tarifaires sont devenues le principal frein au commerce mondial, dépassant désormais les droits de douane, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Normes techniques, règles sanitaires et procédures de certification représentent un coût supérieur aux tarifs douaniers dans près de 88 % des cas, compliquant particulièrement l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.
Les économies les plus fragiles subissent une double pression : hausse des droits de douane et renforcement des exigences réglementaires. En conséquence, les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les pays du G20, tandis que les petites entreprises exportatrices peinent à absorber les coûts liés à la conformité, explique l’organisme onusien.
La complexité et le manque de transparence des réglementations aggravent la situation. Selon la Cnuced, une meilleure communication des règles pourrait réduire de 19 % les coûts commerciaux, alors qu’une réglementation floue peut avoir un impact équivalent à un droit de douane de 28 %.
Si ces normes restent essentielles pour protéger la santé, la sécurité et l’environnement, la Cnuced appelle à une harmonisation des règles et à un meilleur accompagnement des exportateurs afin d’éviter que le commerce mondial ne devienne plus restrictif malgré la baisse des tarifs douaniers.