Dans un Golfe sous haute tension, Washington a annoncé une opération d’urgence pour secourir les navires piégés dans le détroit d’Ormuz. Pendant ce temps, un pétrolier a été visé par des projectiles non identifiés.
Le président américain Donald Trump a annoncé, dimanche 3 mai, que les États-Unis lanceraient, à partir du lundi 4 courant, une opération pour venir en aide aux navires immobilisés dans le détroit d’Ormuz.
Selon Trump, cette initiative doit débuter immédiatement afin de « libérer » les navires et leurs équipages coincés dans cette voie maritime stratégique, perturbée par la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Il a évoqué une situation critique pour les marins, certains étant à court de nourriture et de ressources essentielles.
Peu après cette annonce, l’agence UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par des projectiles inconnus à environ 78 milles marins au nord de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Aucun blessé n’a été rapporté parmi l’équipage.
L’opération américaine – dont les contours restent flous – s’inscrit dans une montée en puissance militaire plus large visant à garantir la liberté de navigation. Washington déploie d’importants moyens, incluant troupes, avions, navires de guerre et drones, tout en cherchant à rallier une coalition internationale.
Marchés pétroliers : Trump apaise, les prix fléchissent légèrement
Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce du président américain d’une opération visant à aider les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, un signal perçu par les marchés comme un possible début de désengorgement de cette route stratégique.
Ainsi, le Brent a perdu ce matin environ 0,1 % pour s’établir autour de 108 dollars le baril. Tandis que le brut américain (WTI) a cédé près de 0,4 %, restant néanmoins au-dessus des 100 dollars.
Malgré cette baisse, les cours demeurent élevés en raison des perturbations persistantes de l’offre liées au conflit, ainsi qu’au blocage du détroit.
Sur le front diplomatique, les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent, mais l’Iran conditionne toute avancée à la levée des sanctions et du blocus, retardant un éventuel apaisement.
Parallèlement, l’OPEP+ a annoncé une hausse limitée de sa production pour juin (environ 188 000 barils/jour). Une mesure jugée surtout symbolique tant que les flux pétroliers restent bloqués dans le Golfe.
En résumé, le recul des prix reflète un espoir d’amélioration à court terme. Mais le marché reste sous tension, suspendu à l’évolution du conflit et à une éventuelle réouverture effective du détroit.