Les pays membres de l’OTAN ont annoncé, lundi 13 avril, qu’ils ne participeraient pas au plan de Donald Trump d’un blocus du détroit d’Ormuz, proposant plutôt d’intervenir seulement après la fin des hostilités, une décision qui irrite le républicain et exacerbe les tensions au sein de l’alliance.
Trump a déclaré que l’armée américaine collaborerait avec d’autres pays pour bloquer le trafic maritime dans le détroit après que les pourparlers entre Américains et Iraniens n’ont pas permis de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran.
L’armée américaine a précisé par la suite que le blocus ne concernerait que les navires à destination ou en provenance des ports iraniens.
Depuis le début de la guerre le 28 février, l’Iran a largement fermé le détroit à tous les navires, à l’exception des siens. Il cherche à pérenniser son contrôle sur cette voie maritime et envisage d’imposer des droits de passage aux navires qui l’empruntent…
Cependant, les alliés de l’OTAN, dont la Grande-Bretagne et la France, ont indiqué qu’ils ne se laisseraient pas entraîner dans le conflit en rejoignant le blocus, soulignant au contraire qu’ils travaillaient à une initiative visant à ouvrir cette voie maritime, par laquelle transite habituellement environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.
Pression
« Nous ne soutenons pas le blocus, a déclaré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, à la BBC. Ma décision est on ne peut plus claire : quelles que soient les pressions – et elles ont été considérables –, nous ne nous laisserons pas entraîner dans une guerre ».
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a informé les gouvernements européens que Trump souhaitait des engagements concrets pour sécuriser le détroit d’Ormuz, selon des diplomates cités par Reuters. L’OTAN pourrait jouer un rôle dans le détroit si ses 32 membres acceptaient de mettre en place une mission.
Plusieurs pays européens ont annoncé être prêts à participer, mais seulement après une cessation durable des hostilités et un accord avec l’Iran garantissant que leurs navires ne seront pas attaqués.
La France organisera une conférence avec la Grande-Bretagne et d’autres pays afin de créer une mission multinationale visant à rétablir la navigation dans le détroit, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron sur X. « Cette mission strictement défensive, distincte de celles impliquées dans le conflit, sera déployée dès que les conditions le permettront », a ajouté Macron…