L’Italie cherche à sécuriser davantage ses approvisionnements énergétiques en se tournant vers l’Algérie, dans un contexte de fortes tensions sur le marché du gaz. En visite officielle à Alger, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, mercredi 25 mars 2026, a annoncé la volonté de son gouvernement d’augmenter ses importations de gaz algérien.
Cette démarche intervient alors que l’Italie fait face à une interruption prolongée des livraisons de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar, qui représentaient auparavant environ 10 % de sa consommation annuelle.
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Rome et Alger ont ainsi convenu de renforcer leur coopération énergétique, notamment à travers leurs groupes respectifs, Eni et Sonatrach. Les discussions portent aussi sur de nouveaux axes de coopération, comme l’exploration offshore et le développement du gaz non conventionnel.
À long terme, ce partenariat devrait permettre d’accroître les flux de gaz algérien vers l’Italie, même si aucun calendrier précis n’a encore été communiqué.
De son côté, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a insisté sur le caractère stratégique de cette relation, soulignant la volonté de son pays de demeurer un fournisseur fiable pour l’Italie et, plus largement, pour l’Europe, dans un contexte marqué par les incertitudes sur les marchés énergétiques mondiaux.