Les prix du pétrole restaient proches de leurs plus hauts niveaux en sept mois mercredi 25 février. Les marchés anticipant les négociations entre les États-Unis et l’Iran qui doivent reprendre jeudi. Avec la perspective que des tensions géopolitiques pourraient menacer l’approvisionnement mondial en pétrole.
Sur le marché mondial, les contrats à terme du pétrole Brent ont augmenté de 0,6 %, atteignant environ 71,20 $ le baril. Tandis que le pétrole brut WTI américain s’est aussi apprécié, autour de 66 $ le baril. Ces niveaux sont les plus élevés pour le Brent depuis fin juillet et pour le WTI depuis début août 2025. Ils reflètent une prime de risque liée aux tensions entre Washington et Téhéran.
En effet, les investisseurs restent attentifs à la possibilité d’un conflit militaire prolongé entre les deux pays, qui pourrait perturber l’exportation de pétrole iranien. L’Iran étant l’un des principaux producteurs au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Cette hausse intervient alors que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient dans le cadre des efforts visant à pousser l’Iran à faire des concessions sur son programme nucléaire et de missiles balistiques. Les tensions politiques ont ainsi été intégrées dans les prix du pétrole sous forme de prime de risque, avant même une éventuelle rupture de l’approvisionnement.