À l’approche des élections d’avril, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé, vendredi 16 janvier, le lancement d’une « pétition nationale » visant à obtenir un soutien populaire à son refus de financer l’Ukraine par des fonds européens.
Dans un contexte de guerre prolongée et de stagnation économique, Orban présente le scrutin comme un choix entre la guerre et la paix. Il accuse l’opposition d’être alignée sur Bruxelles et favorable au conflit, tandis qu’il se pose en garant de la stabilité et de la sécurité économique.
La campagne du Fidesz – Union civique hongroise (Fidesz-MPSZ), le parti d’Orban – cible principalement les zones rurales et reprend les codes de ses précédentes offensives politiques, notamment anti-immigration. Les sondages indiquent toutefois que le parti est désormais devancé par le parti Tisza, dirigé par Péter Magyar. 63 % des Hongrois y sont désormais hostiles, contre 36 % favorables au financement européen de l’Ukraine.
La pétition prendra la forme d’un bulletin envoyé aux citoyens, leur demandant de rejeter la participation financière de la Hongrie au soutien européen à l’Ukraine. Orban affirme, sans preuves, que Bruxelles ferait pression pour envoyer des jeunes Hongrois combattre, ce que l’opposition dément catégoriquement.