La signalétique est-elle un luxe ? Evidemment non. Elle oriente. Elle sécurise. Elle évite des désagréments. Voire des accidents. La prévoir ne suffit pas. Il faut la confier à un spécialiste.
Analyse.
Vous êtes dans une agence d’une grande banque du pays, vous avancez dans son espace d’accueil sans le moindre renseignement. Aucune indication n’est effectivement là pour vous indiquer où se trouve la caisse, les renseignements, le retrait des chéquiers ou des cartes bancaires ou tout autre service offert comme le conseiller financier. Et il suffit de faire le tour de plus d’une banque pour remarquer cet état de fait.
Vous y êtes : la signalétique fait bien défaut dans nos institutions. Et cela dépasse bien le cas des banques. Alors que les circulaires le demandent, et sans généraliser, nombre de nos administrations, entre autres, ne nous disent pas là où se situe le service demandé. Combien de services publics omettent de nous indiquer, et dès que le citoyen accède à leur local, les services situés dans les étages ? Combien de responsables n’indiquent-ils pas leur nom et fonctions sur leur porte ?
Vous y êtes : la signalétique fait bien défaut dans nos institutions. Et cela dépasse bien le cas des banques. Alors que les circulaires le demandent, et sans généraliser, nombre de nos administrations, entre autres, ne nous disent pas là où se situe le service demandé.
Un labyrinthe
On croit ainsi jouer à « Colin-Maillard ». Vous connaissez sans doute ce jeu que l’on pratiquait enfant où « un joueur qui a les yeux bandés, essaie d’attraper les autres joueurs » ? Cela dépend beaucoup des institutions et de la configuration de leurs espaces, mais on a quelquefois l’impression de nous trouver dans un labyrinthe. Et nous sommes bien obligés de poser des questions pour retrouver les services ou personnes idoines.
Inutile de préciser que ce jeu de questions/réponse exaspère jusqu’à des employés auxquels il arrive que les mêmes questions leur soit posées. On comprend alors que cette signalétique n’est pas toujours, comme peuvent le croire certains, un luxe. Elle facilite, d’abord, l’accès aux services demandés. Ce qui est d’une grande importance dans une certaine mesure. Imaginez une station essence sans signalétique. Sans que l’on sache, et du premier coup, où se trouve la pompe à essence, celle de l’essence sans plomb et celle de la pompe à diesel.
Cela s’est du reste passé
Une station essence sans que l’on ne vous précise où l’on peut gonfler ses pneus, sans que l’on sache où se trouve le Distributeur automatique des billets (DAB) ou sans que l’on sache où se situe encore la cafétéria. N’y a-t-il pas dans la signalétique le moyen d’éviter tout accident et ce dans un espace exigu ? N’y a-t-il pas risque que deux voitures se heurtent en cherchant à aller là où il faut se déplacer ? Cela s’est du reste passé. Penser aussi à ces armoires électriques ou à ces espaces comportant des travaux.
La signalétique est, ensuite, un moyen de communication qui dit ce qu’est une entreprise : elle sécurise son client ou l’administré – pour le service public – quant au service demandé et offre d’elle-même une image de bonne organisation, voire de transparence. Sans oublier ce souci de bien-être et de confort transmis à la personne accueillie.
La signalétique est, ensuite, un moyen de communication qui dit ce qu’est une entreprise : elle sécurise son client ou l’administré –pour le service public- quant au service demandé et offre d’elle-même une image de bonne organisation, voire de transparence.
« Je m’absente pour 5 minutes »
Mais une signalétique doit être évidemment efficace. Elle doit reposer sur des pictogrammes universels que la personne accueillie a vus ailleurs et peut reconnaître facilement. Comme elle doit être soignée côté couleur et emplacement. D’où l’intérêt que la signalétique soit bien pensée et soit confiée à un spécialiste qui sache, comme on dit, faire.
Parler de signalétique ne peut que nous amener à évoquer ce souci d’informer le client. « Je me suis déplacé en France pour inscrire mon fils dans une université. Rendez-vous m’a été donné par le guichet d’inscription le lendemain à 10 H 00. Arrivé le lendemain sur place, j’ai trouvé le guichet fermé. Mais avec un mot derrière la vitrine : je m’absente pour 5 minutes », se souvient Béchir N., entrepreneur à Sfax.