Pour l’élection présidentielle prévue le 6 octobre 2024, Néji Jalloul a annoncé sa candidature ce dimanche. Il avait déjà été candidat en 2019 et avait occupé des postes tels que président du parti de l’Alliance nationale, ministre de l’Éducation, et directeur de l’Institut des études stratégiques.
Le 7 septembre 2023, lorsqu’on lui a posé la question de savoir s’il était intéressé par l’élection présidentielle de 2024, Néji Jalloul a répondu : »Personnellement, je ne suis pas particulièrement intéressé. Cependant, j’ai proposé quelque chose dont ce pays a grandement besoin : sa reconstruction. Ce pays a été profondément affecté, et nous avons tous contribué à sa détérioration.
Par conséquent, il est essentiel que toutes les forces politiques, les partis, les syndicats, voire le pouvoir, parviennent à un consensus sur le choix d’un président. Un président rassembleur qui ne divise pas entre traîtres et patriotes, un président qui considère qu’un citoyen ayant une seule identité est tout autant un nationaliste, un président à qui nous pourrions confier un projet de réformes éducatives, en respectant les compétences, et qui nommerait un gouvernement basé sur les compétences nationales. Ce gouvernement ne serait composé ni de ses élèves, ni de ses amis proches, ni de membres de sa famille. Il devrait avoir une solide compréhension des enjeux mondiaux, posséder une culture économique de l’État, et ne pas se contenter de discours creux. D’ailleurs, il ne devrait pas être un simple vendeur de bonnes paroles. Je suis prêt à soutenir toute personne qui s’engage dans cette direction. »
Quand on lui a demandé s’il avait quelqu’un en tête, il a répondu :
« Plusieurs personnes sont capables de devenir présidentes. J’ai fait part de cette initiative à Fadhel Abdelkefi, à Hatem Mliki -qui est un individu remarquable; j’ai eu des discussions avec Lotfi Mraihi, et j’ai approché Olfa Hamdi. J’ai même proposé cette idée à Abdellatif Mekki – car je ne suis pas partisan de l’exclusion, même si ce sont des islamistes. Ils sont Tunisiens comme moi. La seule personne qui a refusé ces discussions est Abir Moussi. »
Comme quoi, entre les paroles et les actes, il y a souvent un monde de différence.