Une pierre lancée depuis le bord des voies peut briser une vitre, mais aussi immobiliser un train, retarder des centaines de voyageurs et mettre en danger conducteurs, agents et passagers. En 2025, les coûts de ces jets de pierres ont atteint plus de 162 000 dinars à la SNCFT sans oublier les retards causés mais aussi les annulations et par dessus tout la frayeur ressentie à bord.
Selon la SNCFT, ce chiffre ne comprend pas les pertes indirectes liées à l’immobilisation des rames endommagées encore moins à l’annulation de certaines dessertes.
Il faut dire qu’en ce moment la SNCFT travaille avec plusieurs structures publiques et ministères concernés pour identifier les causes du phénomène et définir des solutions. Une journée de réflexion a été organisée le 30 septembre dernier, dont les recommandations seront annoncées progressivement après validation par le ministère du Transport et les autres départements concernés.
Par ailleurs, les conséquences ne se résument pas aux vitres et portes cassées. Chaque rame touchée doit être retirée du service pour être réparée, nettoyée et remise en état avant de reprendre les circulations, ce qui allonge les délais et réduit la disponibilité du matériel roulant.
La campagne menée par la SNCFT sous le slogan « Petite pierre, grands dégâts » vise précisément à rappeler qu’un geste apparemment anodin peut avoir un coût humain, financier et collectif considérable.