Une étudiante est morte dans un foyer universitaire à Sfax. En réaction, l’UGET appelle à une grève générale vendredi 23 octobre pour dénoncer l’absence de structures médicales permanentes dans les résidences universitaires.
Cette tragédie – parce qu’il faut l’appeler ainsi – remet brutalement sur la table une question essentielle : qui prend en charge les étudiants lorsque leur vie est en danger ? Rahma Dziri, étudiante à l’Institut supérieur des études technologiques (ISET) de Sfax, est décédée dans la nuit du mercredi 21 octobre, après un malaise au foyer universitaire de Sidi Mansour. Les circonstances de sa prise en charge soulèvent des interrogations sur la capacité des résidences universitaires à faire face aux urgences médicales.
Selon des messages relayés dans les groupes étudiants, l’ambulance serait arrivée une heure et demie après avoir été contactée. Ce délai présumé reste à vérifier. Mais il pose une question urgente : combien de temps faut-il attendre les secours lorsqu’une vie est en jeu ?
Face à ce drame, l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a annoncé une grève générale dans les facultés et instituts supérieurs de Sfax pour vendredi 23 octobre. Le syndicat réclame des unités de santé permanentes dans les grandes résidences universitaires, dotées de personnel médical et d’équipements adaptés.
Pour l’organisation estudiantine, l’heure n’est plus aux réactions de circonstance ni aux promesses formulées après chaque drame. Elle réclame des mesures concrètes, une prise en charge médicale rapide et des responsabilités clairement établies.
La mort de Rahma Dziri remet ainsi en lumière les failles présumées du dispositif de secours dans les foyers universitaires. Au-delà de l’émotion et de la mobilisation annoncée, une exigence s’impose : garantir aux étudiants des conditions de sécurité sanitaire à la hauteur des risques auxquels ils peuvent être confrontés.
Cette affaire risque donc de faire couler beaucoup d’encre, en tout cas pour un certain temps. Même si tout porte à croire que ce drame a toutes les chances se terminer comme un fait divers. Hélas !