La Banque nationale agricole (BNA Bank) a révélé de bons indicateurs d’activité à fin septembre 2026.
La première banque publique a affiché une excellente collecte de dépôts, un produit net bancaire en progression et de solides fonds propres.
Accélération des dépôts
Le fait marquant du trimestre est sans doute la progression des dépôts de la clientèle qui ont atteint 15 819,124 MDT fin septembre 2026, soit une évolution de 2 077,709 MDT sur une année. Aucune autre banque n’a réalisé une telle performance sur la même période. Cette croissance est portée par les dépôts à vue, qui ont bondi de 20,7 %, à 4.901,814 MDT contre 4 061,400 MDT fin septembre 2025. Les dépôts d’épargne ont progressé de 8,1 %, à 5 032,065 MDT. L’encours de crédits montre un total de 15 597,545 MDT, contre 15 134,497 MDT un an auparavant. Cette croissance est nettement plus modérée que celle des dépôts, ce qui améliore son profil prudentiel.
Un PNB en progression
Le produit net bancaire s’est établi à 858,465 MDT pour les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 6,2% en glissement annuel. Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 1,7%, à 1 883,173 MDT. Les intérêts encaissés ont montré une résilience, totalisant 1 138,723 MDT. Les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 1,8%, à 1 024,708 MDT, soit une économie de 18,338 MDT.
Les revenus du portefeuille d’investissement affichent la plus forte progression de 11,5%, à 583,953 MDT, portés par les acquisitions de BTA. La banque publique dispose d’un portefeuille de 9 854,070 MDT.
Maîtrise des charges opératoires
Les charges opératoires ont atteint 320,116 MDT, en hausse de 5,3% par rapport à fin septembre 2025. Elles ont concerné les frais du personnel (+5,1% à 224,438 MDT) et les charges générales d’exploitation (+8,1% à 86,078 MDT). Le rythme de progression des charges reste inférieur à celui du PNB, ce qui devrait permettre une légère amélioration du coefficient d’exploitation.
La BNA Bank confirme son statut de leader du secteur. Son rôle est clé pour le financement de l’économie tunisienne, notamment le secteur agricole et les entreprises publiques. Ses capitaux propres apparaissant au bilan sont de 2 301,477 MDT, en progression de 10,7%. C’est rassurant quant à sa capacité d’apporter des concours à ces opérateurs économiques.