En 2025, les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont dépassé les 3,5 milliards de dinars, ce qui constitue une progression de 30,1 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique économique s’est traduite par la création de 14 085 emplois (hors secteur de l’énergie), selon les données transmises par le ministère de l’Économie et de la Planification à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le secteur manufacturier s’impose comme le principal moteur d’attraction avec environ 2,2 milliards de dinars captés, soit 62,6 % de l’ensemble des flux. Les services arrivent en deuxième position (18,8 %), suivis par l’énergie (16,3 %) et l’agriculture (2,4 %).
Sur un total de 921 opérations enregistrées hors énergie (près de 3 milliards de dinars), les projets d’extension ont joué un rôle prépondérant. En effet, 819 projets d’extension ont généré 10 171 postes, tandis que 102 projets de création ont permis de pourvoir 3 914 emplois. Et la bonne nouvelle est que ces investissements se sont orientés vers des domaines à forte valeur ajoutée, tels que les composants automobiles, l’industrie de précision, les équipements médicaux et les nouvelles technologies.
En revanche, sur le plan territorial, la répartition demeure très centralisée : les 2ᵉ et 3ᵉ districts concentrent à eux seuls plus de 81 % des flux.
Ceci étant, le ministère de l’Économie rappelle qu’une augmentation des flux d’IDE n’entraîne pas automatiquement une accélération immédiate de tous les indicateurs de croissance. En effet, l’impact réel dépend fortement de la nature, de la structure sectorielle et du calendrier d’exécution des projets. Pour assurer un suivi rigoureux, un mécanisme de coordination interinstitutionnel réunit régulièrement la Banque centrale de Tunisie (BCT) et l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa).