Le vice-président de l’Organisation des jeunes médecins, Baha Eddine Rabai, a appelé les Tunisiens à se rassembler massivement avenue Habib Bourguiba pour défendre les droits sociaux et les libertés. Faute de changement, le cadre de coordination n’exclut ni nouvelles manifestations ni grèves.
Dans une déclaration aux médias avant le départ de la marche nationale organisée ce samedi 17 octobre 2026 par neuf organisations nationales, Baha Eddine Rabai a invité la population à venir exprimer publiquement sa colère et réaffirmer son attachement aux droits sociaux et politiques.
Si la situation ne change pas, le cadre de coordination entend recourir à d’autres formes de protestation : nouveaux rassemblements, grèves ou tout autre moyen d’action qui sera débattu.
Le responsable plaide pour une alternative politique portée par les organisations nationales et la société. Selon lui, la Tunisie ne doit pas se réduire à une opposition binaire entre la période antérieure au 25 juillet et celle qui l’a suivie : un autre modèle de société demeure possible.
Sur le plan social, les revendications portent en priorité sur la garantie des droits fondamentaux des citoyens, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Sur les plans judiciaire et politique, le vice-président réclame une justice équitable et la protection de la liberté d’expression, afin que chaque Tunisien puisse exprimer ses opinions ou publier ses avis sans craindre l’emprisonnement.