Les subventions aux hydrocarbures, budgétisées à 5 milliards de dinars dans la loi de finances 2026, pourraient grimper à 9,8 milliards si le baril reste autour de 100 dollars jusqu’à fin 2026, avertit l’analyste financier Moez Hadidane. L’État devrait dans ces conditions trouver au moins 4 milliards de dinars supplémentaires.
Invité chez nos confrères d’Express FM, il recommande de construire le budget 2027 sur une hypothèse prudente, par conséquent, avec un baril entre 90 et 100 dollars, plutôt qu’entre 75 et 80 dollars. Et ce, eu égard aux subventions affectées aux hydrocarbures.
Il a par ailleurs rappelé que les dépenses de l’État au premier semestre restent généralement inférieures à 50 % des crédits programmés, car une grande partie des charges, particulièrement les subventions, est reportée en fin d’année. L’exécution budgétaire s’accélère ensuite au second semestre, avec le règlement des arriérés de subventions et d’autres dépenses liées aux entreprises publiques, comme l’Office national des céréales et la STEG.
Maintenant reste à savoir s’il sera entendu.