Entre la Tunisie et l’Italie, la coopération économique entre dans une nouvelle phase. Portée par plus de 1 000 entreprises italiennes implantées en Tunisie, elle s’articule désormais autour de trois priorités : les infrastructures énergétiques, la recherche et l’innovation, ainsi que l’investissement.

Il nous précise à cet effet: “Cette coopération repose principalement sur trois axes.”
Selon lui, le premier axe concerne les infrastructures. Le projet avance très bien et présente un caractère particulièrement innovant, car il rompt avec une logique traditionnellement unidirectionnelle. A savoir, le gazoduc TransMed qui constitue une infrastructure essentielle pour nos deux économies. Il transporte le gaz algérien vers l’Italie en passant par la Tunisie. En contrepartie de ce transit, la Tunisie reçoit 5,25% des volumes de gaz acheminés. Cette infrastructure contribue donc à la souveraineté énergétique du pays.
« Avec le projet d’interconnexion électrique Elmed, nous passons à une logique bidirectionnelle. Le câble pourra répondre aux besoins de la Tunisie lorsqu’elle aura besoin d’importer davantage d’électricité. À terme, il pourra également permettre à l’Italie d’accéder à l’énergie renouvelable produite en Tunisie, lorsque le pays sera devenu un producteur d’énergie renouvelable autosuffisant », poursuit-.il
La recherche et l’innovation
Le deuxième axe concerne la recherche et l’innovation. Plusieurs initiatives ont été mises en place dans ce domaine. Je citerai notamment la Tunisia Innovation Zone, un accélérateur de start-up qui joue un rôle de plus en plus actif dans l’écosystème. D’autres initiatives, commeBig Tech , contribuent également à cette dynamique dont l’événement aura lieu les 13 et 14 octobre 2026.
L’objectif est de mettre en réseau les centres d’innovation, les accélérateurs et les start-up italiennes et tunisiennes afin de contribuer à la transition énergétique. L’innovation est en effet essentielle pour accompagner la montée en puissance de ce secteur.
L’investissement
Le troisième axe est celui de l’investissement. Le projet Elmed pourra favoriser les investissements italiens en Tunisie, notamment dans des secteurs nourris par l’innovation.
Il conlcut: “De nombreuses entreprises italiennes souhaitent investir dans la transition énergétique tunisienne. Il s’agit de passer d’un système unidirectionnel à un système bidirectionnel, dans lequel nos deux pays ne seraient plus seulement des consommateurs d’énergie, mais également des producteurs et des acteurs énergétiques majeurs pour les deux rives de la Méditerranée. Nous pouvons atteindre cet objectif en travaillant ensemble. C’est tout l’intérêt de cette coopération, qui est particulièrement étroite et prometteuse.”