La Turquie prévoit d’étendre sa coopération nucléaire avec la Russie et de construire davantage de centrales électriques. Un développement qui inquiète l’Occident.
Alors que la construction de l’immense centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud-est de la Turquie, un projet en coopération avec la société d’État russe Rosatom, s’achève dans quelques mois; Ankara prévoit d’intensifier son partenariat avec la Russie dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré mercredi 2 septembre le président Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Bichkek, au Kirghizistan.
« La centrale nucléaire dAkkuyu revêt une importance capitale dans les relations turco-russes. Nous sommes désormais dans la phase finale ». C’est ce qu’a affirmé M. Erdogan, assis aux côtés du président russe Vladimir Poutine, après une rencontre privée en marge du sommet. Le président turc a souligné l’importance capitale que revêtira la production de 10 % de l’électricité de son pays grâce aux quatre réacteurs d’Akkuyu…
Cependant, le renforcement des liens turco-russes devrait inquiéter les États occidentaux, qui voient la Russie persister dans sa politique à l’encontre de l’Ukraine et coopérer étroitement avec la Turquie. Laquelle déclare en même temps assumer ses responsabilités et poursuivre ses efforts pour résoudre les conflits dans la région environnante par le dialogue. Ce qui indique indirectement qu’elle maintiendra une position de négociation dans le conflit russo-ukrainien.
A cet égard, notons qu’il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Turquie avait déjà préparé un plan pour le passage sécurisé des céréales à travers la mer Noire.