Le phénomène El Niño, “d’une ampleur gigantesque”, précipite la planète dans une « zone de danger » marquée par des conditions météorologiques extrêmes, a averti le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
El Niño prend des proportions gigantesques
La science ne laisse planer aucun doute : la planète se trouve en eaux inconnues, et ces eaux continuent de se réchauffer. Les températures ne cessent d’augmenter et le monde se trouve dans la zone de danger des phénomènes météorologiques extrêmes », a déclaré Antonio Guterres.
L’agence des Nations unies pour le climat estime qu’El Niño devrait devenir “très intense” et qu’il est presque certain qu’il persistera jusqu’en février.
Selon une nouvelle mise à jour publiée le 3 septembre 2026, El Niño, déjà bien établi depuis la mi-août 2026, va continuer à se renforcer au cours des prochains mois pour culminer vers la fin de l’année 2026 avant de persister au moins jusqu’en février 2027. Les prévisions saisonnières des centres mondiaux de production de l’OMM indiquent une « probabilité exceptionnellement élevée », quasi certaine (près de 100%), que le phénomène se prolonge jusqu’à cette date.
De ce fait, l’OMM met en garde contre des répercussions majeures sur les régimes de température et de précipitations, avec des risques accrus d’inondations, de sécheresses et de vagues de chaleur extrême dans plusieurs régions du globe.
Pour la période septembre-novembre 2026, les modèles prévoient notamment des températures supérieures à la normale sur la quasi-totalité des terres émergées, ainsi qu’une forte réponse atmosphérique caractéristique des épisodes El Niño de forte intensité dans le Pacifique.