La production de sucre de l’Union européenne devrait reculer d’environ 19 % pour la nouvelle campagne, selon les premières estimations de l’Observatoire du sucre de la Commission européenne publiées le 27 août 2026. Cette baisse est expliquée par la réduction des surfaces consacrées à la betterave sucrière et par les conditions climatiques difficiles qui ont affecté les cultures.
La nouvelle campagne sucrière européenne s’annonce donc nettement moins favorable que la précédente. Selon les premières projections communiquées par l’Union européenne, la production pourrait diminuer de 19 %, conséquence notamment du recul des superficies cultivées en betteraves sucrières.
Cette contraction intervient dans un contexte déjà difficile pour le secteur agricole européen, marqué par la hausse des coûts de production, les tensions commerciales et surtout les épisodes de chaleur et de sécheresse qui ont touché plusieurs régions du continent.
La réduction des surfaces consacrées à la betterave constitue l’un des principaux facteurs expliquant le recul attendu de la production. Les agriculteurs européens ont déjà réduit leurs superficies en réponse aux conditions du marché. La Commission européenne avait d’ailleurs indiqué en avril que les producteurs avaient engagé une réduction des surfaces de betteraves afin de s’adapter aux nouvelles conditions économiques du secteur.
Cette évolution pourrait limiter les volumes disponibles au cours de la prochaine campagne et accroître la dépendance de certains marchés européens aux importations.
Les conditions climatiques aggravent la situation
La météo constitue un autre facteur de risque majeur. Les fortes chaleurs estivales et le manque d’eau ont affecté plusieurs cultures européennes. La Commission européenne souligne que les cultures de printemps et d’été sont particulièrement vulnérables aux températures élevées et au déficit hydrique, notamment dans les régions déjà exposées à la sécheresse.
Le secteur sucrier est ainsi confronté à un double problème : une superficie cultivée plus faible et des rendements potentiellement dégradés par les conditions climatiques…
La Commission européenne a pris plusieurs mesures pour soutenir les producteurs. En avril, les États membres ont notamment approuvé la suspension temporaire du régime de perfectionnement actif pour certaines importations de sucre de canne brut destiné au raffinage. L’objectif était de réduire la pression exercée sur le marché européen par les importations et de rétablir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande…