La Tunisie affiche un excédent commercial alimentaire de 1 006,6 millions de dinars sur les sept premiers mois de 2026, contre 823,8 millions à la même période l’an dernier, soit une progression de 22,2 %, selon les chiffres publiés par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). Le pays exporte donc nettement plus de produits alimentaires qu’il n’en importe, avec un taux de couverture de 121,5 %.
Le moteur de cette performance est clairement identifié : les exportations d’huile d’olive ont bondi de 43,4 %, compensant largement la hausse des importations de céréales (+20,9 %). Un résultat d’autant plus remarquable que le prix moyen à l’export de l’huile d’olive a légèrement reculé, à 12,47 DT/kg, soit -3 % par rapport à 2025. C’est donc le volume exporté qui a tiré les recettes vers le haut.
Du côté des importations céréalières, la facture a été allégée par la baisse des prix mondiaux : -13,5 % pour le blé dur, -6 % pour le blé tendre, -3 % pour le maïs. Seul l’orge a vu son prix progresser, de 3,4 %, explique l’observatoire.
Au-delà de leur poids propre — 14 % des exportations totales et 8,4 % des importations — les produits alimentaires jouent un rôle d’amortisseur pour l’économie tunisienne : l’excédent alimentaire a contribué à compenser le déficit commercial global à hauteur de 6,7 %.