Un projet de recherche baptisé « PERDUR » a été lancé pour soutenir et développer la filière du pistachier en Tunisie, en mettant l’accent sur les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, qui assurent près de 88 % de la production nationale.
Financé par l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA) et coordonné par l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), il vise à renforcer la durabilité et la résilience de cette filière face aux défis climatiques et sanitaires.
Dans une déclaration accordée ce mardi 14 juillet à Mosaïque FM, la coordinatrice du projet et chercheuse à l’INRAT, Azza Chelli, a indiqué que PERDUR mise sur la valorisation et la préservation des ressources génétiques locales, reconnues pour leur adaptation aux changements climatiques. Le projet encourage également le développement et l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement afin d’améliorer la durabilité de la production.
Le programme prévoit aussi le diagnostic des principales maladies affectant le pistachier ainsi que la recherche de solutions pour les prévenir et les combattre. En parallèle, une évaluation globale des systèmes de production sera menée dans les régions de Gafsa et de Kasserine sous les angles environnemental, social et économique.
Cette démarche permettra d’identifier les modèles de production les plus durables et les plus résilients afin d’assurer le développement à long terme de la filière du pistachier en Tunisie.