La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a maintenu, vendredi 26 juin 2026, les condamnations prononcées en première instance contre les cadres d’Ennahdha, en l’occurrence Noureddine Bhiri et Mondher Ounissi, dans le dossier de la mort de l’élu, Jilani Dabboussi, survenue en 2014.
Ainsi, les deux hauts responsables du parti islamiste écopent chacun de quatre ans de prison ferme, une décision qui confirme le jugement initial du tribunal de première instance. La Cour a parallèlement validé les peines de deux ans avec sursis infligées à un ancien procureur général retraité et à une ex-médecin de la prison civile de Mornaguia.
L’instruction de ce dossier sensible, qui porte sur les conditions de détention et la gestion médicale de Jilani Dabboussi sous le gouvernement dirigé par Ennahdha, connaît toutefois un rebondissement : le volet concernant l’ancien ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, a été disjoint, celui-ci ayant introduit un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre d’accusation.
Cette affaire, qui interroge sur les responsabilités étatiques dans la disparition d’une figure politique sous l’ère post-révolutionnaire, franchit ainsi une nouvelle étape judiciaire sans pour autant clore définitivement les débats.