Les entreprises cotées sur le compartiment principal de la Bourse d’Alger devront publier à partir de 2027 un rapport extra-financier complet incluant des critères ESG, selon une nouvelle réglementation de la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse ( COSOB).
Cette obligation légale, inscrite dans l’article 44 du nouveau dispositif, vise à aligner les pratiques locales sur les standards internationaux en matière de reporting de durabilité. L’objectif affiché par le régulateur est de renforcer la transparence des sociétés cotées et de répondre aux attentes croissantes des investisseurs étrangers.
Vérification par un tiers indépendant
Le texte prévoit également que les données ESG publiées devront être vérifiées par un Organisme Tiers Indépendant (OTI). Cette disposition vise à garantir la fiabilité et la sincérité des informations communiquées au marché, une exigence commune dans les places financières matures.
Selon Nazim Sini, président du conseil scientifique de la COSOB, cette mesure s’inscrit dans une logique d’amélioration de la gouvernance d’entreprise et de réaffirmation de l’engagement social des sociétés cotées.
Calendrier : entrée en vigueur en 2027
Bien que certaines annonces aient initialement évoqué une application dès 2026, l’ensemble des sources concordantes situe désormais l’entrée en vigueur de cette obligation à l’exercice 2027. Les sociétés concernées disposent donc d’un délai pour mettre en place les processus internes nécessaires à la collecte et à la vérification de leurs données extra-financières.
L’Algérie rejoint ainsi plusieurs pays d’Afrique et de la région MENA qui imposent progressivement un reporting ESG aux entreprises cotées. Cette évolution réglementaire est perçue par les analystes comme un signal favorable à l’ouverture du marché algérien aux capitaux internationaux, de plus en plus sensibles aux critères de durabilité. Aucune sanction spécifique n’a encore été détaillée par la COSOB en cas de non-respect de cette nouvelle obligation.