Un partenariat visant à améliorer l’employabilité des jeunes et à arrimer la formation professionnelle aux besoins réels des entreprises, notamment dans les secteurs de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle. C’est l’objet d’un accord conclu, lundi 25 mai 2026, entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Il a été paraphé par Riadh Chaoued et Khalil Chaïbi, respectivement ministre de l’Emploi et président de la CTFCI.
Ledit accord stipule la création immédiate d’un « comité de pilotage » dont la mission est d’élaborer un plan d’action annuel et de suivre la mise en œuvre de la convention sur le terrain.
Il s’articule autour de deux axes essentiels. A savoir la modernisation du système de formation professionnelle au sein des entreprises et l’identification des besoins en compétences. En particulier, il met l’accent sur « la reconversion professionnelle dans les secteurs porteurs tels que la transformation numérique et l’intelligence artificielle ». Il s’agit également, dans cette perspective, de soutenir « la mobilité internationale et la valorisation des diplômes tunisiens à l’étranger ».
En outre, l’accord, par l’entremise du comité de pilotage, prévoit d’élaborer des études sur les nouveaux métiers et des partenariats directs entre les centres de formation tunisiens et les entreprises françaises installées en Tunisie.
D’ailleurs, lors de la cérémonie de signature de l’accord, au siège du ministère de l’Emploi, Riadh Chaoued a indiqué que ce partenariat consacre la complémentarité entre les secteurs public et privé : « Cet accord reflète la volonté de miser sur la formation professionnelle, la formation continue et l’entrepreneuriat comme choix nationaux pour garantir un travail décent, un salaire équitable et réaliser la justice sociale. »
Dans cet ordre d’idées et en substance, Khalil Chaïbi insistera sur la nécessité à développer les qualifications techniques et comportementales des demandeurs d’emploi. Et ce, afin de répondre, avec précision, aux mutations économiques actuelles et aux besoins croissants des entreprises.