Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie a progressé de 19,7 % sur un an durant les quatre premiers mois de 2026, atteignant 85,2 milliards de dollars, selon les données du ministère chinois du Commerce. Cette hausse confirme le renforcement continu des relations économiques entre les deux puissances.
Lors d’un point de presse à Pékin, He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a indiqué que les échanges annuels entre les deux pays dépassent désormais les 200 milliards de dollars depuis trois années consécutives. Cette dynamique est tirée par l’énergie, l’industrie, les équipements technologiques et les nouvelles chaînes logistiques régionales, explique Pékin.
A rappeler au passage que Pékin et Moscou ont récemment signé de nouveaux documents de coopération portant sur le commerce et le soutien au multilatéralisme. Les deux parties souhaitent intensifier leur coordination en matière de politiques économiques et commerciales, tout en développant de nouveaux moteurs de croissance dans les secteurs industriels et technologiques…
D’après les données des douanes chinoises, les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 23,1 % sur la période janvier-avril 2026, atteignant 37,83 milliards de dollars. Tandis que les exportations russes vers la Chine ont progressé de 17 %, à environ 47,41 milliards de dollars. La Russie conserve ainsi un excédent commercial d’environ 9,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine.
Les hydrocarbures demeurent au cœur des exportations russes vers la Chine, notamment le pétrole, le gaz naturel et le charbon. En retour, Pékin exporte vers la Russie une large gamme de produits industriels et manufacturés : véhicules, équipements électroniques, machines-outils, smartphones et matériels spécialisés.
Cette montée en puissance du partenariat économique sino-russe intervient dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et les recompositions géopolitiques. Pékin et Moscou affirment vouloir renforcer leur coordination dans les affaires multilatérales et promouvoir un ordre économique international qu’ils jugent « plus équilibré et plus équitable ».