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Tribune – Tunisie « Software » : la Tech-Diplomatie au cœur du nouveau désordre mondial

Abdelwaheb Ben Moussa
2026/05/15 at 12:10 PM
par Abdelwaheb Ben Moussa 12 Min Lecture
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La récente volonté de stabilisation des relations entre les grandes puissances mondiales, symbolisée par les dialogues stratégiques de haut niveau, marque l’entrée irréversible dans un nouveau paradigme économique. Au-delà des rituels diplomatiques traditionnels, c’est une reconfiguration profonde des flux de valeur planétaires qui s’opère sous nos yeux. Dans ce monde en pleine mutation, la puissance d’une nation ne se mesure plus seulement à sa position géographique ou à l’abondance de ses ressources physiques, mais à sa capacité à s’affirmer comme un hub d’intelligence et de gouvernance numérique.

 

Contents
La récente volonté de stabilisation des relations entre les grandes puissances mondiales, symbolisée par les dialogues stratégiques de haut niveau, marque l’entrée irréversible dans un nouveau paradigme économique. Au-delà des rituels diplomatiques traditionnels, c’est une reconfiguration profonde des flux de valeur planétaires qui s’opère sous nos yeux. Dans ce monde en pleine mutation, la puissance d’une nation ne se mesure plus seulement à sa position géographique ou à l’abondance de ses ressources physiques, mais à sa capacité à s’affirmer comme un hub d’intelligence et de gouvernance numérique.La souveraineté des données : piloter l’intelligence des corridors plutôt que de simplement les hébergerLire aussi : Du transit à l’intelligence : la Tunisie, «Software» du Corridor transaharienLa certification technologique : l’ingénierie nationale et l’audit IT comme passeports de la confianceL’agilité numérique et l’IA : levier de mutation structurelle et arme anti-choc

Pour la Tunisie, à l’aube de son Plan de développement 2026-2030, ce basculement n’est pas une simple évolution sectorielle, c’est un impératif de repositionnement global. Face à un modèle de mondialisation linéaire qui s’essouffle, le pays ne peut plus se contenter d’être une simple zone de transit ou une pépinière de talents destinée à l’exportation. Il est temps de formaliser une doctrine de souveraineté immatérielle : la thèse de la Tunisie « Software ». Cette tech-diplomatie implique de transformer nos infrastructures physiques et logistiques en leviers de négociation macroéconomique, en devenant un « tiers de confiance numérique » incontournable entre l’Europe, les grands blocs asiatiques et un marché unique numérique africain en pleine construction.

 

La souveraineté des données : piloter l’intelligence des corridors plutôt que de simplement les héberger

L’erreur stratégique des décennies passées a été de réduire les grands chantiers d’infrastructure à leur seule dimension matérielle. Qu’il s’agisse de câbles sous-marins, de réseaux énergétiques ou de corridors logistiques d’envergure régionale comme le TSGP (Trans-Saharan Gas Pipeline), la vision classique se limite trop souvent au statut d’hôte passif, percevant des droits de passage ou sécurisant des flux physiques. Dans l’era de la Tunisie « Software », cette approche est obsolète.

Comme je l’ai récemment souligné dans mes colonnes pour L’Économiste maghrébin (« Du transit à l’intelligence : la Tunisie, “Software” du Corridor transsaharien »), le nouveau centre de gravité de la valeur se déplace inexorablement de la rente géographique passive vers l’intelligence de service. Dans un corridor de plus de 4 000 kilomètres traversant des environnements complexes, la véritable valeur ne réside plus dans le transport de la molécule ou de la marchandise, mais dans la capacité à en sécuriser, surveiller et optimiser le parcours à travers la couche logicielle.

Le software n’a pas vocation à remplacer nos industries traditionnelles, mais à en maximiser les marges et l’attractivité face à l’érosion de nos rentes classiques.

Lire aussi : Du transit à l’intelligence : la Tunisie, «Software» du Corridor transaharien

Piloter l’intelligence d’un corridor signifie imposer un cadre de gouvernance strict sur les informations algorithmiques, logistiques et financières qui y transitent. Il ne s’agit plus de bâtir des infrastructures pour voir passer la valeur, mais de structurer des hubs de données partagés, à l’image des initiatives numériques transfrontalières que nous pouvons co-construire avec des partenaires stratégiques comme l’Algérie. Le dynamisme est bien réel : les échanges commerciaux bilatéraux ont enregistré une progression de 42 % en trois ans, consolidée par la signature de 25 accords sectoriels lors de la dernière Haute commission mixte. L’étape supérieure logique réside désormais dans l’interopérabilité bancaire et la dématérialisation des flux financiers pour sceller ce corridor économique.

Cette souveraineté des données exige une rupture définitive avec la logique de sous-traitance à faible valeur ajoutée. Si les bases de données publiques et industrielles restent fragmentées et asymétriques, l’infrastructure la plus robuste ne produira que des algorithmes creux. Maîtriser les corridors technologiques de demain, c’est concevoir nos propres architectures de confiance, en combinant l’interopérabilité régionale et la protection absolue de l’identité numérique citoyenne et économique.

 

La certification technologique : l’ingénierie nationale et l’audit IT comme passeports de la confiance

Pour s’imposer comme un tiers de confiance entre des blocs économiques de plus en plus fragmentés par le protectionnisme technologique, la confiance ne peut plus être une simple pétition de principe. Elle doit s’auditer, se mesurer et se certifier selon les standards internationaux les plus rigoureux. À cet égard, la Certification Technologique représente le véritable passeport géoéconomique de la Tunisie.

Ce rôle d’interface de confiance prend tout son sens face aux contraintes environnementales et réglementaires aux frontières de l’Europe, à l’instar du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF). La compétitivité n’est plus une simple affaire de coûts d’acheminement ; elle dépend de la capacité à démontrer une traçabilité complète et vérifiable des flux. En déployant des plateformes de monitoring IoT, des systèmes d’audit carbone et des solutions de certification numérique, nos entreprises et notre corps d’ingénieurs se positionnent comme les garants indispensables de la conformité ESG entre l’offre africaine et la demande européenne. Notre taille géoéconomique devient alors notre meilleur atout : celle d’un laboratoire de conformité neutre, hyperspécialisé et hautement certifié.

Cette ambition se heurte pourtant à un paradoxe systémique majeur : notre réservoir de compétences est structurellement percé. Avec environ 8 000 ingénieurs diplômés chaque année, voir s’exiler entre 6 000 et 6 500 d’entre eux constitue une véritable hémorragie de capital gris, représentant une perte sèche directe estimée à près de 200 millions de dollars par an pour l’économie nationale. Comment prétendre piloter la cybersécurité des corridors ou auditer des algorithmes de pointe si la masse critique de nos cerveaux quitte le territoire ? Retenir ce capital humain et l’intégrer au cœur de la gouvernance nationale n’est plus un débat corporatiste, c’est un impératif de sécurité nationale.

Le modèle estonien nous enseigne que la réussite ne dépend pas du nombre de lois votées, mais de l’architecture technique et de la continuité d’État qui les rendent applicables. La création de labels de confiance et de normes d’Audit IT strictes doit être portée par une stratégie d’État immuable, ancrée dans des agences indépendantes des cycles politiques, capables de transformer nos institutions – notamment financières et industrielles – en forteresses numériques crédibles à l’échelle internationale.

 

L’agilité numérique et l’IA : levier de mutation structurelle et arme anti-choc

Dans un environnement macroéconomique exposé aux ruptures des chaînes logistiques globales, l’agilité numérique n’est plus une option d’optimisation : c’est l’armure de notre résilience. Face à l’émergence de l’intelligence artificielle, la Tunisie fait face à une menace réelle de polarisation du marché du travail si la transition n’est pas anticipée.

Le discours officiel tend à présenter l’infrastructure nationale comme une base déjà mature. Les données factuelles dessinent pourtant une réalité plus nuancée : le lancement commercial de la 5G en février 2025 marque le début d’une phase d’amorçage technique nécessaire. Les projections indiquent que la pénétration de la 5G n’atteindra que 5,2 % des abonnés mobiles en 2026, pour se consolider à 22 % à l’horizon 2035, tandis que l’effort financier global du secteur des télécommunications s’est élevé à 1 198,6 millions de dinars. L’État a posé les fondations indispensables ; il s’agit désormais de dépasser les effets d’annonce pour basculer de l’infrastructure lourde à l’exploitation immédiate des usages.

C’est ici qu’intervient le concept de leapfrogging technologique. Face à un budget national de Recherche & Développement (R&D) structurellement installé sous la barre des 1 % du PIB, l’IA ne doit pas être perçue comme l’aboutissement d’une transition, mais comme son accélérateur. L’IA démocratise la performance : elle permet à notre tissu de PME de sauter une génération technologique sans investissements massifs, en déployant des interfaces prédictives agiles. L’avenir des grands corridors comme le TSGP se prépare dès aujourd’hui à travers l’anticipation des architectures compatibles « H2-Ready » à l’horizon 2030 (SoutH2 Corridor). À l’instar de ces mutations énergétiques majeures, notre tissu productif doit s’affranchir des étapes intermédiaires en déployant des outils intelligents appliqués aux processus sectoriels, à la maintenance prédictive, et à la restructuration urgente des métiers de back-office administratifs et financiers.

À l’aube du Plan de développement 2026-2030, la Tunisie ne fait pas face à un choix technique, mais à une décision souveraine. La construction de la Tunisie « Software » et le déploiement d’une véritable tech-diplomatie ne se négocieront pas dans la passivité. Si le pays veut cesser d’être le fournisseur gratuit de matière grise, il doit impérativement institutionnaliser son écosystème de la connaissance. La fenêtre d’opportunité est étroite et se refermera d’ici 2030. La Tunisie ne gagnera pas sa place dans les grands corridors de valeur mondiaux en étant simplement traversée ; elle la gagnera de haute lutte en se rendant indispensable dans la couche logique invisible qui en assure la continuité, la conformité et la crédibilité. Il ne reste plus qu’à transformer la vision stratégique en actions d’État mesurables, sous peine de regarder notre avenir s’écrire ailleurs, et définitivement sans nous.

 

Indicateurs macroéconomiques et sectoriels de référence (2026-2035)

Indicateur clé Valeur métrique / Projection Source / Institution de référence
Croissance du commerce Tunisie-Algérie +42 % (Corridor consolidé par 25 accords sectoriels) Haute commission mixte bilatérale
Exode annuel des compétences en ingénierie 6 000 à 6 500 départs par an Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT)
Coût économique de la fuite des cerveaux ~200 millions de dollars par an Estimations sectorielles macroéconomiques
Taux de pénétration projeté de la 5G 5,2 % (2026) $\rightarrow$ 22,0 % (2035) BMI / Fitch Solutions
Investissements globaux dans le secteur télécom 1 198,6 millions de dinars Instance Nationale des Télécommunications (INT)
Score de l’Indice de Risque Industriel 60,4 / 100 (Moyenne régionale MENA : 75,6) Analyse des risques d’infrastructure
Part du PIB allouée à la R&D < 1,0 % du PIB (Seuil historique stagnant) Banque Africaine de Développement (BAD)

 

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MARQUÉE: software, tech diplomatie
Abdelwaheb Ben Moussa 15 mai 2026
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