Pendant deux ans, la chute du naira a camouflé une vérité qui saute aux yeux dans les comptes 2025 : les filiales d’UBA en zone franc (UEMOA et CEMAC) sont devenues le vrai moteur de profits du groupe, éclipsant la maison-mère nigériane. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
L’UEMOA brille toujours en tête, avec 217 milliards de nairas de bénéfice net en 2025, soit +45% sur un an. La Côte d’Ivoire tire tout : 125 milliards, en hausse de 125%, et près de 39% du total zone CFA. Grâce à des intérêts en hausse, moins de risques sur les prêts et des entreprises clientes ultra-dynamiques.
Ailleurs en UEMOA, c’est mitigé : le Burkina et le Bénin avancent bien, le Sénégal patine sérieusement et le Mali stagne.
Côté CEMAC, ça freine : 106 milliards de bénéfices nets, -21%. Le Cameroun recule à cause de provisions plus lourdes sur les créances douteuses. Le Congo-Brazzaville résiste bien, et le Gabon reste stable.
Une réussite… mais fragile
Ça prouve le coup de génie d’UBA et de Tony Elumelu en Afrique francophone : une rentabilité que peu de banques nigérianes ont réussi à copier.