Des institutions internationales ont annoncé dans une déclaration commune, mercredi 1er avril, que les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) allaient former une équipe de coordination. Et ce, afin de renforcer leur réponse aux conséquences énergétiques et économiques du conflit en cours au Moyen-Orient.
Elles ont précisé, dans un communiqué, que l’équipe de coordination s’efforcera d’évaluer la gravité des impacts dans différents pays. Tout en coordonnant un mécanisme de réponse et en mobilisant les parties prenantes, afin de fournir le soutien nécessaire aux pays touchés.
« Nous coordonnons un mécanisme de réponse qui pourrait comprendre : la fourniture de conseils politiques spécifiques, l’évaluation des besoins potentiels de financement et du soutien financier connexe (y compris le financement concessionnel) et l’utilisation d’outils d’atténuation des risques, le cas échéant ». C’est ce qu’elles expliquent dans leur communiqué conjoint.
Et d’ajouter : « Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour protéger la stabilité économique et financière mondiale, renforcer la sécurité énergétique et soutenir les pays et les peuples touchés, sur la voie d’une reprise durable, de la croissance et de la création d’emplois grâce à des réformes. ».
A rappeler que le FMI a décrit, mardi, le conflit comme un « choc global mais asymétrique » qui affecte principalement trois canaux : les prix de l’énergie, le commerce et les conditions financières. Tout en soulignant que perturber l’approvisionnement en énergie est particulièrement dangereux.
L’annulation des vols dans les principaux aéroports du Golfe a également des répercussions sur la politique mondiale et complique les échanges commerciaux. L’institution de Bretton Woods a mis en garde contre une inflation mondiale croissante et une faible croissance.
Pour sa part, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé la libération de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves de ses 32 pays membres. Et ce, afin d’atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient.