Le FMI révèle que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide en 2026 se trouvent en Afrique (Afrique subsaharienne). Ainsi en tout, 18 pays sont attendus en 2026. Mais Amadou Sy (FMI) tire la sonnette d’alarme : les prévisions régionales révisées prévoient 4,2 % en 2026, loin du potentiel de 4,4 à 5 % nécessaire pour juguler la pauvreté.
Feu d’artifice 2024 (>6 %) : le Niger et le Rwanda sont en tête, suivis du Bénin, de l’Éthiopie, de la RDC, de la Guinée, du Sénégal et de l’Ouganda. Ces dynamiques s’appuient sur une diversification réussie, à l’exception de la RDC et dans une moindre mesure de la Guinée.
Alors que le bas de tableau (<2 %) alerte : le Botswana, la RCA, le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe trébuchent, englués dans leur dépendance pétrolière. Le Nigeria résiste mieux (3,4 %) grâce à ses services et une production d’hydrocarbures soutenue.
Le plan du FMI en trois volets
Ainsi, indique l‘agence Ecofin, le FMI prévoit de déployer une stabilité macro sur mesure qui sera calibrée aux déséquilibres et contraintes politiques de chaque pays pour juguler inflation et volatilité monétaire. Il en va de même d’un budget inclusif et stratégique. Et enfin des recettes fiscales optimisées par une meilleure administration (sans hausse de taux), des dépenses recentrées sur la protection sociale et les services publics essentiels. Sans pour autant oublier les réformes structurelles accélérées.
Par ailleurs, le secteur privé devrait être libéré par un climat des affaires assaini, une gouvernance renforcée, une diversification impérative pour les pétro-dépendants (Angola : 90-95 % des exportations).
Avec 900 millions d’habitants et une jeunesse en explosion démographique, cette croissance anémique bloque toute convergence avec les économies avancées et enferme des millions dans la trappe de la pauvreté. Le temps presse.