Connaissez-vous vos semences : d’où viennent-elles, que mange-t-on dans nos assiettes ? L’agriculteur d’aujourd’hui aspire à la sécurité alimentaire ainsi qu’à sécuriser son avenir. Faire face à six ans de sécheresse, l’agriculteur tente de trouver des solutions. Ainsi Bayer Crop Science surgit en tant qu’un allié indéfectible. Avec 30 ans d’expertise ancrée localement, 2 000 agriculteurs sont désormais formés par an.
À Tunis, Amina L’Kima, Directrice Générale & North Africa Commercial Lead – Crop Science Hajar Dinar, Country Communications Lead – Afrique du Nord et Hanen Chebaane,représentante du bureau Bayer en Tunisie & Sales operation Liaison Tunisia dévoilent la contre-offensive : plus de récoltes, moins de chimie, sols régénérés. Une saga méditerranéenne où science et terrain défient le sort.
Lors d’une table ronde à la Marsa, Amina L’Kima a exposé la stratégie globale, tandis que Hanen Chebaane a détaillé les actions locales.
Il convient de rappeler que Bayer, le géant allemand implanté dans plus de 80 pays, a généré un chiffre d’affaires mondial de 45,6 milliards d’euros en 2025, structure ses activités autour de trois piliers : pharmaceutique, santé grand public et Crop Science (semences, protection des plantes).

En Afrique du Nord, Bayer Crop Science a réalisé un chiffre d’affaires de 46,4 millions d’euros en 2025 sur le marché des trois pays (Tunisie, Maroc, Algérie), avec un hub à Casablanca et 45-46 employés.
Ce marché, clé pour l’entreprise, représente un enjeu stratégique face aux défis climatiques, sept ans de sécheresse au Maroc, cinq à six en Tunisie , où Bayer vise à « produire plus avec moins d’intrants chimiques » via produits biologiques, biostimulants et agriculture numérique.
Qu’en est-il du marché tunisien?
Présente depuis les années 1970 via importateurs et avec un bureau local depuis 1994, Bayer déploie des outils comme les capteurs de résidus (pour l’export marocain) et FieldView (imagerie satellite thermique), optimisant les épandages et réduisant l’usage excessif d’intrants observé en Tunisie par rapport au Maroc. Hanen Chebaane met l’accent sur quatre axes : innovation adaptée, soutien aux filières, accompagnement technique et diffusion de bonnes pratiques, via distributeurs leaders et formations régulières.
Par ailleurs, les activités incluent essais terrain pour ajuster doses, veille sur nouveaux ravageurs, et collaborations institutionnelles pour la conformité réglementaire. Ainsi plus de 50 produits homologués (herbicides, fongicides, insecticides), plus 15 en cours dont trois biologiques après 20 ans de R&D. Bayer forme annuellement plus de 2 000 acteurs (agriculteurs, ouvriers, étudiants), distribuant équipements de protection lors de sessions terrain.
Le programme « Safe Use Ambassador », pilote à l’INAT depuis 2023, forme les étudiants à la théorie et pratique sur résidus et sécurité, avec stages en Allemagne pour les gagnants.
Les objectifs clés à l’horizon 2030
À 2030, Bayer ambitionne de démocratiser l’accès aux outils numériques pour l’ensemble des agriculteurs en optimisant irrigation, fertilisation et gestion des risques climatiques grâce à l’analyse de données et l’imagerie satellite.
Cette stratégie repose sur trois piliers fondamentaux performance agronomique, préservation des ressources naturelles et viabilité économique pour doper la productivité et la résilience du secteur.
Les solutions digitales déployées, parfaitement adaptées au contexte local, intègrent aide à la décision, traitement de données et imagerie, favorisant une agriculture de précision qui réduit les intrants tout en protégeant l’environnement, avec un déploiement massif à l’horizon 2030.
Une chose est sûre: l’agriculture méditerranéenne se réinvente en mode résilient. Car des revenus boostés riment avec sols revitalisés, où santé et environnement s’allient pour défier les caprices du climat.