Kaïs Saïed a appelé, lundi 2 mars au palais de Carthage, à une réforme « globale et structurelle » des caisses sociales, dénonçant une situation « inacceptable ».
Lors d’une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de revoir en profondeur l’ensemble du système de sécurité sociale, selon un communiqué de la présidence.
Kaïs Saïed a plaidé pour une approche « prospective et scientifique » afin d’identifier les causes de la crise actuelle. Il a pointé du doigt un « lourd héritage » fait de choix inadéquats, de mauvaise gestion et de corruption, qui aurait conduit à l’épuisement des ressources publiques et à la dégradation des services.
Il a également souligné que la réforme devra répondre aux impératifs de justice et d’équité, afin de garantir les droits des Tunisiens. Il a estimé que le pays a besoin de nouveaux textes « efficaces », et non de réformes partielles sans portée concrète.
Déplorant une situation déficitaire « qui n’aurait pas dû se produire », Kaïs Saïed a affirmé que ces caisses auraient pu devenir, si elles avaient été bien gérées, un levier de financement pour le budget de l’État.
Réaffirmant son engagement à concrétiser « les attentes du peuple tunisien », il a conclu qu’il n’y aurait désormais « plus de place aux fausses illusions et aux promesses non tenues ».