Alphabet Inc. a annoncé mercredi 4 février que ses dépenses d’investissement pourraient doubler cette année. Un signal fort de l’accélération des efforts de la maison mère de Google pour renforcer ses capacités de calcul et rester compétitive dans la course à l’intelligence artificielle.
Alphabet et ses principaux concurrents technologiques devraient investir collectivement plus de 500 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle cette année. Meta a augmenté ses dépenses d’investissement en IA de 73 % la semaine dernière. Tandis que Microsoft a également annoncé des dépenses d’investissement trimestrielles record.
Cette forte augmentation des dépenses intervient à un moment où les investisseurs s’inquiètent de plus en plus du retour sur investissement dans l’intelligence artificielle. Google a réalisé des progrès considérables dans ce domaine et son action a progressé de 76 % depuis début 2025.
« Nous constatons que nos investissements et notre infrastructure en intelligence artificielle stimulent les revenus et la croissance dans tous les secteurs », a déclaré le PDG, Sundar Pichai, aux analystes lors d’une conférence téléphonique mercredi.
Les responsables d’Alphabet ont déclaré que les investissements dans les capacités de calcul d’IA, notamment les serveurs, les centres de données et les équipements de réseau, sont au cœur des plans de l’entreprise visant des dépenses d’investissement comprises entre 175 et 185 milliards de dollars cette année; contre 91,45 milliards de dollars en 2025.
L’activité de services cloud de l’entreprise, en particulier, a enregistré une croissance impressionnante au quatrième trimestre clos en décembre, augmentant de 48 % pour atteindre 17,7 milliards de dollars, dépassant ainsi les attentes des analystes.
Le lancement en novembre du modèle d’intelligence artificielle Gemini 3 de Google a conduit à une réévaluation de la position de Google, qui était perçu comme étant à la traîne dans la course à l’intelligence artificielle.
La société a réalisé un chiffre d’affaires total de 113,83 milliards de dollars au cours du trimestre, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur 111,43 milliards de dollars, selon les données du London Stock Exchange Group. Le bénéfice par action ajusté a atteint 2,82 dollars, dépassant également les estimations des analystes qui s’établissaient à 2,63 dollars.