Le budget de l’État français pour 2026 a été approuvé lundi 2 février. Sébastien Lecornu ayant survécu à deux nouvelles motions de censure. Ce qui a permis l’adoption de la loi et annonce une période de stabilité relative pour le gouvernement minoritaire.
Les motions de censure ont été soumises par le Rassemblement national de Marine Le Pen et les partis parlementaires de gauche- à l’exception du Parti socialiste- à l’occasion de la décision prise vendredi 31 janvier par le Premier ministre de procéder à l’approbation du budget pour l’année en cours en utilisant l’article 49.3 de la Constitution française.
« C’est un succès politique et un échec économique », a déclaré Alain Duhamel, commentateur politique chevronné, à la radio RTL.
Il faut noter que les efforts infructueux de 2025 ont coûté à Macron deux Premiers ministres. Ce qui a perturbé les marchés et a inquiété les partenaires européens de la France.
Sébastien Lecornu, lui, parvint finalement à obtenir le soutien des socialistes grâce à des concessions coûteuses, mais ciblées. La plus grande « victoire » pour les socialistes fut la suspension de la très impopulaire réforme des retraites. Laquelle reporte le relèvement prévu de l’âge de la retraite à 64 ans jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.
Malgré un déficit budgétaire encore élevé, estimé à 5 % du PIB par le Premier ministre français, les investisseurs ont été rassurés par cette nouvelle stabilité.