A l’occasion du 74e anniversaire des sanglants événements du 18 janvier 1952, un tournant clé de la lutte pour l’indépendance du pays, le parti PDL a organisé une marche de protestation à Tunis. Partant du lycée El Alaouia vers Ma39el ezza3im, cette mobilisation a réuni des centaines de militants déterminés à dénoncer la crise multidimensionnelle qui mine le pays.
Les manifestants ont exigé la libération de leur présidente, emprisonnée depuis octobre 2023. Ils ont fait savoir que parmi les slogans les plus repris : « Un État démocratique, une liberté fondamentale ! » et » Liberté pour Abir ! », en écho aux revendications portées plus tôt dans la journée.
Tout comme ils ont dénoncé les restrictions croissantes sur les libertés d’expression et de rassemblement. Les participants ont également mis en avant la nécessité de réformes pour garantir un niveau de vie décent.
Ali Bejaoui , membre du comité politique du PDL et membre du comité de défense d’Abir Moussi, s’est exprimé les partisans et les non partisans du PDL. “La Tunisie ne progressera pas sans réaliser l’unité nationale, rejeter la haine et les divisions, et avancer de l’avant”, a-t-il lancé.
Ainsi il souligne l’urgence de surmonter les clivages post-révolutionnaires pour renouer avec l’héritage destourien de modernité et de souveraineté. En outre, il a rappelé que les événements de 1952, marqués par la répression française contre les nationalistes tunisiens (causant des dizaines de morts), symbolisent la résistance pour la dignité et les droits des valeurs.
Lire aussi: Un rappel de l’histoire du 18 janvier 1952
