« Loi de finances 2026 : analyse économique et mesures fiscales ». Ce thème a animé les échanges entre les membres de l’IACE et des experts, organisés ce mardi 6 janvier 2026 par l’Institut arabe des Chefs d’entreprises, à son siège. L’objectif étant de porter un regard sur la lecture du budget et d’analyser les risques.
Un des éléments du débat comprend les recettes fiscales, la soutenabilité budgétaire et l’alignement des politiques. A cet effet, notons que les recettes fiscales souffrent d’une faible capacité prédictive, avec une mobilisation limitée autour de 16 milliards de dinars.
Par ailleurs, Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE a fait savoir lors de sa présentation que les entreprises privées, pourtant essentielles, ne couvrent que 53 % des recettes fiscales de l’État. La Direction Générale des Impôts (DGI) recense seulement 103 000 entreprises actives et déclarées, contre près de 800 000 structures informelles non recensées, freinant toute diversification des recettes. Toutefois, même si la marge budgétaire s’améliore : les dépenses rigides, qui pesaient à 87 %, ont reculé à environ 20 %.
Cependant, les dépendances liées à l’investissement public restent élevées (22 %), et la soutenabilité de la dette publique oscille entre 38% et 35 % du PIB, marquant une légère baisse positive.
Il rappelle entre autres que l’effort fiscal global progresse, mais son alignement avec les priorités publiques reste perfectible : maîtrise de l’inflation, explosion des dépenses urbaines (cours particuliers, santé privée) et subventions énergétiques persistantes.
Autre élément soulevé : la réduction des subventions énergétiques en cours qui ne garantit pas une baisse immédiate des prix à la consommation; la variation réelle reste à surveiller (environ 6 %). L’ensemble appelle à une cohérence accrue entre politiques fiscales et priorités sociétales.
Nous y reviendrons…