Les grands axes de l’accord Tunisie – FMI présentés par Kristalina Georgieva

FMI taux d'intérêt

Si le gouvernement tunisien ne s’est pas encore exprimé sur le contenu de l’accord avec le Fonds monétaire international, signé samedi 15 octobre, Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI est revenue sur les grandes lignes de l’accord. Et ce, dans une interview exclusive à Sky News, le 16 octobre.

Elle affirme que les prêts qui seront accordés à la Tunisie font suite aux “grands efforts des autorités tunisiennes pour préparer un programme qui a convaincu le FMI”. Ainsi, elle fait savoir que le programme du gouvernement s’articule autour de trois axes. Le premier axe accorde la priorité à la protection sociale. “Désormais, uniquement ceux qui ont besoin de subventions en auront. Les autres en seront privés”.

Ensuite, le deuxième axe tourne autour d’un ensemble de réformes économiques structurelles. “Quand la concurrence est possible et quand les investisseurs auront facilement le financement et les prêts, l’économie prospère”, lance-t-elle.

Quand au troisième axe, il porte sur la possibilité de privatisation d’un certain nombre d’entreprises publiques. “Il s’agit d’une proposition qui émane de la volonté du gouvernement tunisien”, précise-t-elle.

Pour rappel, les services du FMI et les autorités tunisiennes parvenaient, samedi 15 octobre 2022, à un accord au niveau des experts. Il vise donc à soutenir les politiques économiques de la Tunisie. Avec un programme qui s’étalera sur 48 mois au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEC) d’environ 1,9 milliard de dollars. En effet, plusieurs économistes ont souligné l’importance et l’obligation de la conclusion de cet accord. Et ce, vu la nécessité de la mobilisation de ressources.

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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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