Sauver l’océan d’aujourd’hui et prévoir un monde meilleur en 2050

Océan

La 5e édition du Forum mondial de la mer à Bizerte a mis l’accent sur l’importance de produire une feuille de route prospective sur l’Océan en 2050 ainsi qu’un premier plan d’action.

 

En cette année 2022, l’Océan a été placé de manière inédite en haut de l’agenda international. Du One Ocean Summit de Brest, de Our Ocean à Palau à la Conférence Océan des Nations unies de Lisbonne. Et ce, en passant par les négociations de l’Organisation mondiale du commerce sur les subventions néfastes et celles onusiennes sur la haute mer à New York et les grands fonds marins à Kingston.

Aujourd’hui, il y a urgence de réagir face à l’état de dégradation ainsi qu’aux menaces auxquels l’Océan se trouve confronté.

Cependant, il faut dire que la communauté internationale est encore très loin d’avoir mis en œuvre un plan d’action concerté, des solutions collectives et des réponses concrètes, l’Océan ne peut pourtant plus attendre.

D’où la nécessité d’une véritable obligation de résultats ainsi que d’une accélération de l’agenda international auquel devra répondre la prochaine conférence des Nations unies sur l’océan, prévue pour se tenir en juin 2025 en France, coorganisée avec le Costa-Rica.

En 2050, nous serons 10 milliards d’habitants. Ce qui veut dire que la moitié d’entre nous vivrons à moins de 75 km d’un littoral dont la proximité représentera autant d’opportunités que de menaces.

En outre, 80% de la population mondiale habitera les continents africain et asiatique qui font déjà face à une explosion démographique.

Les écarts de développement économique et social, tout comme les inégalités avec les nations les plus vulnérables face au dérèglement environnemental, n’auront pas cessé de s’accroître.

Autrement dit, un quart de l’humanité, en particulier dans les pays les moins développés, ne disposera toujours pas de système d’alerte adapté aux menaces locales.

Au-delà des menaces auxquelles l’océan est confronté (stress hydrique…), l’Organisation mondiale de la santé assure qu’il affectera en 2050 quatre habitants sur dix, soit quatre milliards d’individus. Le marché de la désalinisation aura alors plus que triplé pour un montant estimé à 50 milliards de dollars par an.

En somme, OCEAN 2050 adresse un message d’alerte à tous les acteurs concernés sous la forme d’une pressante recommandation de coopération internationale accrue à tous les niveaux. Ce «choc de coopération» paraît d’autant plus indispensable et urgent que les approches nationales, sectorielles et souvent tournées vers l’exploitation, renforcent le «choc de polarisation» à l’échelle mondiale, rendant de plus en plus complexe une vision partagée et solidaire de l’Océan, bien commun.

En somme, les organisations internationales et non gouvernementales, le monde de la recherche scientifique, de la surveillance de l’environnement, les entreprises, les investisseurs, les usagers de la mer et la société civile lancent un appel à travailler ensemble, à construire un Océan sûr et en bonne santé en 2050. De ce fait, cette Déclaration de Bizerte, appelant à un choc de coopération, marque la détermination de ce groupe OCEAN 2050 qui s’ouvrira à tous les acteurs internationaux dont l’expertise permettra d’affiner les scénarios dans les différentes branches présentées.

 

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Nadia Dejoui
Nadia Dejoui, travaille depuis plus de 3 ans comme journaliste politique à l’Economiste maghrébin. Diplômée de l’ESJ-Paris-Tunis ( 2012), elle a acquis de l'expérience comme journaliste free-lance pour plusieurs sites d'actualité comme Webdo , Tunisie Numérique, Direct info et Mena-Post. Elle est passionnée par l’écriture créative et la gastronomie.

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