Ayman al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, découpé en morceaux par un drone américain

Âgé de 71 ans, Ayman al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, a été tué dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 juillet en plein cœur de Kaboul en Afghanistan par une frappe de drone américain. Recherché activement par la CIA et le FBI et considéré comme un des cerveaux des attentats du 11 septembre 2001, la mort du médecin personnel d’Oussama Ben Laden avait même été annoncée par le président américain Joe Biden. Récit d’une opération militaire rondement menée avec de terrifiantes nouvelles armes qui donnent froid dans le dos.

 

 

Que savons-nous au juste de l’opération américaine ayant abouti,  dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 juillet, à l’élimination à Kaboul du chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, l’un des hommes les plus recherchés au monde par la CIA et le FBI pour son implication directe dans plusieurs attentats contre les Etats-Unis, notamment ceux du 11 septembre 2001 ?

Nous savons par des sources concordantes que le successeur d’Oussama Ben Laden, son ancien bras droit et médecin personnel fut tué par un  drone, lequel avait tiré sur lui deux missiles alors qu’il se trouvait au balcon de sa résidence d’un secteur chic de Kaboul, ancien quartier diplomatique récupéré par les dirigeants talibans. Sachant qu’après la débâcle américaine en Afghanistan en août dernier, les talibans ont accueilli à bras ouverts les chefs terroristes d’Al-Qaïda.

Une opération rondement menée

Ainsi, il est admis que les services de renseignements américains ont minutieusement préparé l’opération ciblée qui a permis la mort de l’ancien médecin égyptien et cerveau d’Al-Qaïda.

Mais, contrairement au modus operandi de l’exécution d’Oussama Ben Laden en 2011,  l’armée américaine n’a pas déployé de soldats au sol. Se contentant  d’éliminer la cible avec un drone. Tout de suite après la frappe, la CIA  avait certainement envoyé une équipe clandestine sur place juste pour récolter des renseignements, notamment pour récupérer des téléphones ou des ordinateurs, ainsi que pour collecter de l’ADN afin d’identifier formellement le cadavre.

Une arme meurtrière et silencieuse

Le plus spectaculaire dans cette opération, c’est que la maison visée ne présente pas de traces d’explosion. Et pour cause : elle était touchée par un missile Hellfire R9X dépourvu de charge explosive, laquelle est remplacée par des lames qui se déploient avant l’impact pour éliminer la cible.

En effet, selon le Wall Street Journal qui a dévoilé son existence, « cette arme secrète a été développée par la CIA et le Pentagone sous le nom d’AGM-114R9X, un missile sol-air ».

Toujours selon le média américain, « le missile Hellfire R9X,  porté par des drones pilotés à distance, est une arme futuriste puisqu’il ne compte pas sur un effet de souffle destructeur, mais sur six lames déployables en plus de l’effet cinétique du corps du missile lui-même, lancé à 1 500 km/h ».

« Ses lames peuvent découper le toit des voitures ou percer des murs d’immeubles », expliquent les experts militaires.

De plus, guidé par pointage laser, sa précision lui permet de toucher directement une personne en évitant au maximum les dégâts collatéraux, comme cela semble avoir été le cas à Kaboul où on ne déplore aucune victime à part Ayman al-Zawahiri, découpé littéralement en rondelles.

La version R9X dédiée aux éliminations ciblées

A savoir qu’à l’origine, expliquent les experts militaires, les missiles Hellfire, d’une portée pouvant atteindre une dizaine de kilomètres,  sont avant tout des tueurs de chars. Ils ont été développés à la fin de la guerre froide afin d’équiper les avions et les hélicoptères de l’Otan amenés à contrer une offensive blindée de l’Armée rouge sur le flanc est de l’Europe. De nombreuses armées européennes en sont d’ailleurs équipées, dont la France, le Royaume-Uni, l’Italie ou encore la Grèce. La version R9X dédiée aux éliminations ciblées n’est, en revanche, utilisée que par les États-Unis.

Pour rappel, la CIA  avait déjà fait appel à cette arme à plusieurs reprises, par exemple en 2017 pour éliminer le numéro deux d’Al-Qaïda, Abu Khayr al-Masri, ou encore en 2019 pour tuer Jamal Ahmad Mohammad al-Badawi, le cerveau de l’attaque réussie contre le destroyer USS Cole.

Une aubaine pour Biden

Rappelons enfin que suite à cette spectaculaire opération, Joe Biden a rappelé, lors d’une intervention télévisée, le rôle prépondérant d’Ayman al-Zawahiri dans d’autres attaques visant les intérêts et les citoyens américains, en particulier les attentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie en août 1998 qui avaient fait 224 morts.

En effet, à trois mois des élections de mi-novembre qui s’annoncent délicates pour les démocrates, Joe Biden, isolé à la Maison-Blanche après avoir été testé une nouvelle fois positif au Covid-19, remporte ainsi une victoire personnelle, dont il a grandement besoin, alors que l’inflation bat des

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